Chapitre Six, quatrième partie.

Chapitre Six, quatrième partie.
Le reste de la journée se passa sans le moindre problème. Cyliana et Girald faisaient plus ample connaissance. Enguerrand remarqua tout de même que Cyliana gardait ses distances avec lui, et qu'elle refusait catégoriquement de parler d'elle.

- Cyliana, pourquoi es-tu si méfiante envers Girald ? C'est mon ami, tu peux lui faire confiance. Il a été envoyé par Hyamon pour te protéger.
- J'ai pour principe de me méfier des personnes que je ne connais pas... affirma-t-elle.

Enguerrand la regarda de biais.

- Tu ne t'es pas vraiment méfiée de moi... Pourtant, tu avais plus de raisons d'avoir des doutes envers moi que pour Girald.
- Pour toi, j'ai eu la conviction que je devais te faire confiance. J'ai toujours suivi mes intuitions. Et puis tu as prouvé par deux fois que je pouvais réellement me fier à toi. Mais Girald, je ne le connais pas, et je préfère ne pas trop lui en dire sur moi. Cela t'embête ?
- Non... Je voulais juste savoir pourquoi.

En début de soirée, alors qu'ils traversaient une forêt, il s'éloignèrent un peu de la route et établirent le campement dans une petite crevasse bordée non loin de là par un petit ruisseau. Enguerrand ramassa un peu de bois sec et fit un feu. Pendant ce temps, Girald s'occupait des chevaux et leur donnait à manger. Ils mangèrent ensuite silencieusement un peu de viande faisandée et quelques gâteaux secs. A la fin du repas, Enguerrand posa alors la question qui le préoccupait depuis la matinée.

- Cyliana, es-tu au courant qu'il y a des tueurs à ta poursuite ?

Cyliana le regarda surprise et terrifiée.

- Comment ça des tueurs ?
- C'est vrai, c'est l'une des raisons pour lesquelles Hyamon m'a envoyé vous chercher. Il a reçu des informations concernant une bande de tueurs lancés à votre poursuite.

Cyliana baissa la tête et prit nerveusement un pan de sa cape qu'elle entortilla autour de ses doigts.

- Comment est-ce possible ? S'ils sont déjà ici, cela voudrait dire qu'ils étaient au courant de ma venue avant même que je ne le sache moi-même... Ce n'est pas logique !

Enguerrand et Girald la regardèrent sceptiques. Ils espéraient qu'elle leur expliquerait de quoi il s'agissait, mais ce n'était pas son intention. Elle releva la tête, soudain consciente qu'elle avait pensé à voix haute. Elle les regarda mal à l'aise.

- Je suis désolée, je ne peux rien vous dire. J'espère seulement, que nous arriverons à Sautour avant qu'ils ne nous trouvent...
- Ils sont si dangereux que ça ? demanda Girald inquiet.
- A nous trois, ils ne devraient pas faire le poids. Mais tout dépend s'ils ont avec eux... des Sorciers. Et ça je ne compte pas le vérifier !

Cyliana frissonna, et Enguerrand se douta que ce n'était pas de froid.

- Tu penses que le Sorcier qui t'a attaqué faisait partie de ce groupe ?
- Il y a de forte chance, oui. Mais ce n'est pas ça le plus important. Le Sorcier que tu as tué n'était pas un Chasseur, et si le groupe qui nous poursuit en comporte, alors nous ne pourrons rien y faire...
- C'est quoi un chasseur ?
- Les Chasseurs sont un groupe de Sorciers spécialisés qui ont pour mission de chasser et de tuer les personnes qu'on leur a désignées. Ils sont toujours par groupe de trois. Ils n'abandonnent jamais, et personne ne leurs a jamais échappé... Ce sont des fanatiques qui adorent torturer leurs victimes... Je n'ai entendu qu'une seule fois le récit de leurs atrocités lorsque j'avais seize ans, et pourtant, je me souviens de chaque mot, de chaque description, que l'on m'a faite...

Cyliana s'arrêta. Elle semblait de nouveau plongée dans ses souvenirs. Enguerrand se maudit d'avoir posé la question. Mais en même temps, il devait bien savoir par qui ils étaient pourchassés pour pouvoir la protéger.

Enguerrand fut sorti de ses pensées par Girald, qui le prévenait qu'il était plus prudent d'instaurer un tour de garde. Enguerrand acquiesça. Girald décida de prendre le premier tour. Cyliana, elle, en avait été exemptée malgré ses protestations. Enguerrand préférait qu'elle se repose. Il avait remarqué tout au long de la journée que sa main restait de plus en plus longtemps sur sa poitrine. Il se doutait que bien qu'elle ne dise rien, sa douleur ne voulait pas se calmer et cela l'inquiétait.

Alors qu'il était de nouveau dans ses pensées, Cyliana lui souhaita une bonne nuit puis partit se coucher. Elle se recouvrit de sa cape et s'endormit rapidement.

Kriar et Prima, eux, s'éloignèrent un peu pour discuter tranquillement. Alors qu'Enguerrand allait lui aussi se coucher, Girald lui demanda de rester un peu. Il vérifia si Cyliana s'était endormie, puis il s'approcha d'Enguerrand.

- Dis-moi. Pourquoi Cyliana se méfie t'elle de moi ?
- Qui te dit qu'elle se méfie de toi ?
- Enguerrand ne fait pas l'innocent. Elle n'a rien voulu me dire sur elle !
- Mais elle ne m'a rien dit non plus.
- Tu veux me faire croire, que toi ! Celui qui a toujours haï les Keltans, tu lui as accordé ta confiance sans qu'elle ne t'ait rien dit ?
- C'est à peut près ça... admit Enguerrand. Kriar m'a assuré que je pouvais lui faire confiance et j'ai décidé de l'accompagner.

Girald abasourdi ne répondit rien. Enguerrand décida alors d'aller lui aussi se coucher. Il s'installa auprès de Cyliana et s'endormit rapidement.

La nuit fut calme, il n'y eut pas le moindre signe d'une présence hostile dans les environs. Girald réveilla Enguerrand au milieu de la nuit lorsque ce fut à son tour de veiller. Il partit ensuite se coucher.
# Posté le lundi 26 juin 2006 11:08
Modifié le vendredi 22 juin 2007 07:27

Chapitre Six, cinquième partie.

Chapitre Six, cinquième partie.
Peu avant l'aube, Cyliana se réveilla. Elle alla s'asseoir près du feu. Elle jeta un coup d'½il vers Girald puis se tourna vers Enguerrand.

- Je te remercie de ne rien lui avoir dit sur moi hier soir... dit-elle reconnaissante.
- Ce n'était pas très dur, je ne connais presque rien de toi.

Cyliana le regarda la mine triste.

- Ce soir, arrivé à Sautour, je te dirai tout avant de te quitter...
- On verra ça, mais pour l'instant, le plus important est d'arriver ! Alors pour ne pas perdre de temps, je vais préparer tout de suite le petit-déjeuner. Tu veux bien aller réveiller Girald ?

Cyliana lui sourit.

- j'y vais de ce pas.

Elle se releva et porta aussitôt une main sur sa poitrine. Elle chancela un peu et essaya de reprendre sa respiration. Enguerrand inquiet, la fit asseoir.

- Ne bouge pas, reste tranquille.
- Kriar tu ne devais pas essayer de soulager un peu ses douleurs ?
- Et tu crois que je fais quoi ! s'exclama-t-il tout aussi inquiet. Je t'ai prévenu que cela n'aurait qu'un effet limité, et pourtant, je la soulage, tu peux me croire. Sans moi, je doute qu'elle puisse tenir debout...

Enguerrand en fut interloqué, et même terrorisé. Cyliana qui avait du ressentir ses sentiments le regarda inquiète.

- C'est normal que ta douleur ne veuille pas disparaître ?
- Je ne sais pas... Je ne crois pas...
- Comment ça tu ne sais pas ?

Cyliana le regarda angoissée.

- J'ai obtenu mes nouvelles fonctions dans la précipitation lorsque nous avons reçu la lettre de Hyamon. Je n'avais pas totalement terminé ma formation et... ça ne s'est pas déroulé exactement comme cela aurait dû...

Enguerrand prit conscience qu'il venait encore plus d'alarmer Cyliana avec ses questions.

- Ne t'inquiète pas, je suis sûr que Hyamon saura quoi faire ! Je vais réveiller Girald nous allons partir le plus rapidement possible.

Enguerrand réveilla Girald, puis il prépara le repas. Après avoir mangé et tout rangé, Cyliana s'éloigna un peu du campement et revêtit de nouveau sa robe. Enguerrand avait tenté de l'en dissuader, mais elle lui avait expliqué qu'elle devait se présenter ainsi devant Hyamon pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté possible. Enguerrand se résigna et ils repartirent en direction de Sautour.

Le voyage se passa calmement. Prima faisait des ronds dans le ciel pour s'assurer qu'ils n'étaient pas suivis. Mais avec toute la circulation sur la Voie Royale, il était dur de distinguer des poursuivants. Même pour Prima, qui était capable de repérer tout élément suspect, même très haut dans le ciel.

Bien qu'il n'y avait aucun problème, Girald sentait que quelque chose n'allait pas. Enguerrand était trop pressé d'arriver à Sautour et Cyliana restait silencieuse. Il avait également remarqué la main de la Keltane qui restait constamment sur sa poitrine. Il eut la certitude qu'on lui cachait quelque chose.

En début d'après-midi, Enguerrand fut ravi d'apercevoir enfin au loin les remparts de l'île bordant le fleuve Seinadour. Cependant, plus ils approchaient des remparts, plus la circulation était intense.

En milieu d'après-midi, lorsqu'ils arrivèrent aux remparts de l'île, ils durent attendre un long moment sur le pont traversant le fleuve avant de pouvoir entrer. Les soldats inspectaient tous les chargements et tous les voyageurs entrant sur l'île. Enguerrand demanda à Cyliana de lui donner la lettre de Hyamon, afin qu'il puisse la remettre aux sentinelles.

Quand ils arrivèrent enfin à l'entrée, les soldats s'approchèrent d'eux, las. L'un des soldats demanda à Cyliana de baisser sa capuche pour qu'il puisse voir son visage. Cyliana, après avoir questionné Enguerrand du regard, obéit. A peine les soldats eurent-ils compris qu'il s'agissait d'une Keltane, qu'Enguerrand leur donna la lettre.

L'un des soldats prit la lettre, pendant que les autres surveillaient Cyliana méfiants, la main sur la poignée de leur épée, prêts à dégainer. Le soldat qui avait récupéré la lettre la lut longuement. Non pas qu'il voulait s'assurer de sa véracité, mais plutôt qu'il la déchiffrait péniblement, rendant Cyliana de plus en plus nerveuse. Après un moment qui lui parut une éternité, le soldat rendit la lettre à Enguerrand et les laissa passer. Demandant tout de même qu'une escorte les accompagne.

Dix soldats à cheval les escortèrent jusqu'au château. Ils suivirent la voie Royale qui continuait après les remparts. Ils traversèrent ainsi une plaine avant d'arriver à la grande ville de Sautour. Cyliana s'aperçut à ce moment là qu'elle avait oublié de remettre sa capuche. Elle entendait déjà les commentaires et les injures des villageois sur son passage, mais elle les ignora. Lorsqu'ils sortirent enfin de la ville, Cyliana découvrit une nouvelle plaine, complètement dégagée face à l'imposant château de Sautour. Cyliana fut surprise par sa taille, il donnait une impression d'invulnérabilité qui ne lui déplut pas le moins du monde, sachant ce qu'il signifiait.

Arrivés au château, ils durent passer les cinq lignes de remparts qui protégeaient l'accès au donjon. Cyliana ne pouvait s'empêcher de tout contempler. Quand ils traversèrent la porte du premier rempart, elle remarqua que des deux côtés de la voie Royale, se dressaient des statues moitié plus grandes qu'un Humain, représentant des soldats en armure. Elles avaient toutes une lance ou une épée à la main et un bouclier de l'autre. Il n'y en avait pas une seule de semblable. Enguerrand lui dit qu'elles étaient extrêmement nombreuses au sein du château, car il y en avait ainsi jusqu'au donjon.

La première ligne de rempart entourait le piton rocheux sur lequel se trouvaient les différentes lignes de défense. La deuxième ligne de remparts surplombant la première. Ce qui étonna Cyliana, c'était le niveau du sol derrière la deuxième ligne de défense qui arrivait quasiment au sommet du rempart. Enguerrand lui expliqua que cela permettait d'emmener toutes sortes de machines de guerre, comme des catapultes. Les deux dernières lignes de défense, quand à elles, s'élevaient l'une au dessus de l'autre.

Quand ils arrivèrent enfin à la porte du cinquième rempart, Cyliana remarqua que ce n'était plus de simples soldats qui le protégeaient, mais des soldats de la Légion "Eternelle". Enguerrand lui expliqua discrètement, que la cinquième ligne de remparts ainsi que le donjon, étaient exclusivement protégés par la Légion. Lorsqu'ils arrivèrent à la porte, ils furent arrêtés. Le Sergent en charge de la porte demanda à voir de nouveau la lettre de Hyamon. Après l'avoir lue, il renvoya l'escorte et en forma une nouvelle composée exclusivement de soldats de la Légion. Le Sergent décida de les accompagner jusqu'à destination.

Passé cette porte ils se retrouvèrent au sommet du piton rocheux. Cyliana fut subjuguée par ce qu'elle vit. Les statues bordaient toujours la voie, derrière elles, se trouvaient de magnifiques arbres que l'on aurait dit enchanté tellement ils étaient parfaits. À la fin de la voie royale se dressait le donjon protégé par ses propres remparts.

Les derniers remparts franchis, Cyliana découvrit une cour parfaitement entretenue. La rue qui la traversait était longée de magnifiques parterres de fleurs et sur la gauche, un peu plus loin, se trouvait une fontaine. En son centre, deux statues représentaient des soldats protégeant un Sorcier qui semblait posséder un Sceptre.

Enguerrand lui expliqua que le Sorcier en question était Cerollin. Celui qui avait créé la barrière magique empêchant à tout les ennemis de traverser le fleuve Seinadour, et ainsi d'envahir le reste du continent. Il lui expliqua également, que c'était depuis ce jour que Sautour était réellement devenu une place stratégique. Seul le deuxième bras du fleuve était protégé à cet endroit. La légende voulait que le seul moyen pour l'ennemi de détruire la barrière magique, était de conquérir le château de Sautour – qui se trouvait en dehors de la protection – d'y trouver le Sceptre et de le détruire. Cyliana écouta Enguerrand avec attention, il remarqua cependant qu'elle avait un léger sourire moqueur.

Arrivés devant le donjon, des écuyers vinrent leur prendre leurs montures pour les mener à l'écurie. Girald prit alors Prima sur son bras. Puis le Sergent de la Légion leur demanda de le suivre. Cyliana se tenait aux côtés d'Enguerrand car elle ressentait la haine que certains des soldats de l'escorte lui vouaient. Mais décidée à ne pas se laisser intimider, elle n'y prêta pas attention et continua son inspection du château. Elle regardait émerveillée le Donjon immense qui se dressait face à elle. Elle n'eut pas le temps de s'attarder, déjà ils y pénétraient.

Ils se retrouvèrent dans un hall tout aussi immense que le laissait présager la taille du donjon. Cyliana n'en avait jamais vu d'aussi grand et d'aussi beau. Des statues ornaient le hall, et les murs étaient couverts de tentures représentant des batailles et légendes Azuriennes. La pierre, d'une blancheur éblouissante, tranchait radicalement avec la pierre grise des remparts.

Le Sergent les conduisit vers l'immense escalier qui se dressait face à l'entrée. Ils grimpèrent plusieurs étages puis se retrouvèrent devant un grand couloir qui menait à la salle du trône. Cyliana ne put admirer les nouvelles tentures décorant les murs, le Sergent s'étant immobilisé devant une porte. Elle en déduisit qu'ils étaient arrivés.
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# Posté le lundi 26 juin 2006 11:19
Modifié le vendredi 22 juin 2007 07:28

Chapitre Six, sixième partie.

Chapitre Six, sixième partie.
(Hyamon)


Elle était arrivée ! Cyliana sentit soudain son c½ur battre la chamade. D'un seul coup, elle prit conscience de ce que cela signifiait. Elle réalisa alors tout ce qu'elle allait devoir faire, et cela la terrifia.

Enguerrand remarqua que Cyliana était soudain terrorisée. Il lui posa une main sur l'épaule, et lui murmura que tout irait bien.

Avant que le Sergent ne frappe à la porte, Girald salua Cyliana et Enguerrand, leur annonçant qu'il allait prévenir le Roi de leur arrivé. Dès qu'il fut parti, le Sergent frappa et attendit. Cyliana attrapa le bras d'Enguerrand et le serra fortement.

Une voix retentit derrière la porte leur enjoignant d'entrer. Le Sergent ouvrit et fit aussitôt entrer Cyliana, Kriar et Enguerrand, avant de les suivre. Le reste de l'escorte attendit à l'extérieur.

En entrant, Enguerrand aperçut un vieil homme assis un livre à la main. Il avait les cheveux poivre et sel assez cours, et une barbe de quelques jours de même couleur. Grâce à la barbe, Enguerrand sut aussitôt que le vieux Sorcier était face à un grave problème. Car il avait pour habitude de soigner son apparence.

Hyamon avait beau paraître très vieux et fatigué, Enguerrand savait que ce n'était qu'une apparence, comme pour la plupart des Sorciers. Il pensa amusé qu'il connaissait bon nombre de jeunes bien moins énergiques que le vieux Sorcier.

Quand Hyamon vit Enguerrand entrer après Cyliana, il bondit de son siège étonné. Il regarda Enguerrand stupéfait, puis son regard passa ensuite sur Cyliana.

- Je crois que lui aussi est surpris de te voir avec une Elfe Noir ! Moi qui pensais que rien ne pouvait le surprendre... Il me déçoit grandement.

Hyamon, posa son livre sur la table et s'approcha rapidement d'Enguerrand. Il le prit dans ses bras, à la grande surprise du Sergent. Pendant ce temps, Kriar partit s'allonger dans un coin de la pièce. Hyamon remercia le Sergent et lui demanda de les laisser seuls.

- Enguerrand, comme je suis ravi de te revoir ! Je dois avouer que je suis aussi très étonné. Tu ne pouvais pas mieux tomber. Mais dis-moi, c'est une coïncidence que vous soyez arrivés ensembles ?
- Pas vraiment non, j'ai rencontré Cyliana près de chez moi.

Hyamon s'écarta alors d'Enguerrand intrigué, puis il sembla soudain très gêné. Il s'approcha de Cyliana qui était restée en retrait. Il la fixa quelques instants, s'apercevant soudain de son jeune âge.

Cyliana, quand à elle, était toujours aussi inquiète. Quoi qu'un peu rassurée par l'attitude joviale du vieux Sorcier.

- Veuillez excuser mon impolitesse. Je me présente. Hyamon, Sorcier Royal de sa majesté Eriandre Monbrazac, Souverain du Royaume Azurain.

Cyliana hésita quelques secondes avant de répondre, lançant un regard inquiet vers Enguerrand.

- Cyliana Djahliss, Radaskiel des Ombres Ardentes à votre service...

Enguerrand avait assisté à cette présentation protocolaire ave curiosité. Il lui semblait avoir déjà entendu parler de cet ordre, les « Ombres Ardentes ». D'après ses souvenirs cela augurait de tristes présages...

- Dites-moi mon enfant, vous me semblez bien jeune pour être la Radaskiel de votre Ordre... Quel âge avez-vous ?
- J'ai eu dix-neuf ans au début de l'hiver... Mais je vous assure que je serai à la hauteur de ma mission !

Hyamon avait remarqué la réticence qu'avait la jeune Keltane à parler d'elle devant Enguerrand. Il fut de plus en plus intrigué quand il s'aperçut que ce n'était pas parce qu'elle avait peur de lui.

- Bien, asseyez vous et racontez moi comment vous vous êtes rencontrés.

Enguerrand, après avoir demandé à Cyliana de lui donner sa cape, la posa avec la sienne sur la table près de la porte, puis il enleva son épée pour ne pas être gêné. Enfin, il alla s'asseoir à côté de Cyliana. Ce qui n'échappa pas à Hyamon.

Pendant quelques instants, il y eut un silence pesant. Mais Enguerrand finit par se décider. Il expliqua alors comment Cyliana et lui s'étaient rencontrés. Hyamon écoutait captivé, posant de temps en temps des questions. Cyliana intervenait parfois pour venir à la rescousse d'Enguerrand, mais elle évitait le plus possible de prendre la parole. Quand ce fut fini, Hyamon les regardait silencieux. Puis au bout d'un long moment, il finit par prendre la parole.

- Donc Enguerrand tu es au courant que Cyliana est venue ici pour une raison de la plus haute importance.
- Oui, elle me l'a dit. Je sais aussi que cela ne me regarde pas.

Hyamon resta silencieux encore quelques instants. Regardant Cyliana. Maintenant qu'il connaissait toute l'histoire, il avait réalisé que la jeune Keltane s'était liée d'amitié avec Enguerrand au cours du voyage. Et bien que le fait qu'Enguerrand se soit également lié d'amitié avec elle l'ai un peu étonné, cela ne pouvait pas mieux tomber.

- En réalité, ce n'est pas vrai... Tu as toi aussi ton rôle à jouer dans tout ça... Bien que j'aurais préféré que cela ne soit pas le cas...

Enguerrand fut stupéfait. Par ce que venait de dire Hyamon d'une part, mais surtout par la réaction de Cyliana qui avait violement sursauté à ces paroles. Elle regardait à présent le vieux Sorcier comme s'il s'agissait d'un vieux fou qui ne savait plus ce qu'il disait. Elle voulut dire quelque chose, mais Hyamon leva le bras pour l'en empêcher.

- Je sais ce que vous allez me dire, et j'en suis vraiment désolé. Mais nous n'avons pas le choix ! C'est lui et personne d'autre. Vous plus que quiconque devriez le comprendre.

Cyliana regarda Enguerrand troublée. Enguerrand, quand à lui, était inquiet d'être le centre de la discussion sans savoir de quoi il s'agissait.

- Hyamon et si tu m'expliquais de quoi il s'agit !
- Pas tout de suite, d'abord je dois m'entretenir en privé avec Cyliana. Je te demanderai donc de sortir. Je te ferai chercher plus tard.

Enguerrand resta incrédule quelques instants avant de se lever et de se diriger vers la sortie. Il remarqua que Cyliana avait du mal à rester en place. Elle semblait vouloir dire quelque chose à Hyamon le plus rapidement possible. Il s'aperçut que la peur qui la tenaillait en entrant dans la pièce avait totalement disparu, et qu'elle avait fait place à une vive inquiétude, voir même une incompréhension totale. Elle était maintenant pressée qu'Enguerrand sorte pour pouvoir s'entretenir avec le Sorcier. Elle semblait avoir totalement oublié sa douleur...

La douleur ! Enguerrand s'arrêta brusquement devant la porte et se tourna vers Hyamon qui le regarda intrigué.

- Hyamon, avant de partir je voudrais te prévenir que Cyliana a une forte douleur à la poitrine, et cela depuis qu'elle a utilisé ses pouvoirs. Je lui avais fait une tisane avec des feuilles de Lidhs mais il semblerait que cela n'ai calmé la douleur que temporairement... et cela m'inquiète...

Hyamon regarda Cyliana. Il ne cachait pas son inquiétude, et Cyliana regardait Enguerrand courroucée. Elle attendait toujours impatiemment qu'il sorte pour pouvoir s'entretenir seule avec Hyamon.

Le vieux Sorcier, après avoir réfléchi quelques secondes, se leva et partit chercher quelque chose dans l'armoire qui se trouvait au fond de la pièce. Mais avant d'y arriver, il se retourna vers Enguerrand.

- Merci Enguerrand, tu as bien fait de me prévenir. Maintenant tu peux partir, je m'occupe de ce problème. Je t'appellerai quand nous aurons fini notre entretien.

Enguerrand sortit avec Kriar, inquiet par l'attitude de Hyamon face à la douleur de Cyliana. Il fut tout de même rassuré d'avoir enfin pu lui en parler, car il semblait tout de même savoir quoi faire...

Enguerrand déambula dans le donjon en se demandant comment il pourrait occuper son temps libre. Il avait toujours les mots « Ombres Ardentes » qui lui trottait dans la tête. Il avait déjà entendu ces mots. Mais où ? Il n'arrivait pas à s'en souvenir, et cela l'agaçait.

Il décida alors de se diriger vers la bibliothèque. Il voulait en savoir plus à ce sujet, et il était quasiment sûr de trouver la réponse là-bas.
# Posté le lundi 26 juin 2006 11:40
Modifié le dimanche 20 mai 2007 05:01

Chapitre Six, septième partie.

Chapitre Six, septième partie.
Lorsqu'il arriva à la bibliothèque, ne sachant dans quoi chercher, il demanda conseil au bibliothécaire. Après de longues recherches, Enguerrand trouva enfin ce qu'il cherchait dans deux livres. L'un intitulé : Malédictions et conséquences, et l'autre qui ne pouvait pas être mieux intitulé : Histoire du peuple Keltan, tome 2 : L'Ordre maudit des Ombres Ardentes.

Enguerrand s'intéressa aussitôt au deuxième livre. Il l'ouvrit et tomba sur une page de mise en garde :

*
* *

Attention,

Le livre que vous allez lire comporte des vérités méconnues de la plupart. Il vous est donc vivement recommandé de lire l'historique rapide qui vous est fourni ci-dessous, pour bien comprendre pourquoi l'Ordre des Ombres Ardentes a été crée afin de protéger le peuple Keltan. Maintenant, si vous désirez passer cet historique, vous risquez de trouver des faits qui contrediront ce que vous connaissiez jusqu'à présent. TOUT CE QUI EST ECRIT DANS CE LIVRE EST VERIDIQUE. Je vous encourage donc vivement à lire cet historique pour que vous puissiez démêler le vrai du faux dans vos connaissances.

*
* *

Enguerrand s'arrêta de lire. Il réfléchit quelques secondes à ce qu'il allait faire. Une recommandation de Hyamon lui revint à l'esprit : Ne jamais laisser la moindre information de côté, car cela peut se révéler capital par la suite. La mise en garde du livre le confortant dans ce sentiment, il reprit sa lecture.

*
* *

Comme tout le monde le sait, à l'aube des temps, le Créateur créa notre monde grâce à un Pendentif. Il façonna d'abord la terre grâce aux QUATRE ÉLEMENTS (l'Eau, la Terre, l'Air, le Feu.) Ensuite, il créa la nature et toutes ses diversités. Quand cela fut terminé, il créa enfin la VIE, qu'il protégea grâce au pouvoir PROTECTEUR. Il donna alors aux différentes races, le COURAGE de faire face aux difficultés. Les différentes races commencèrent ainsi à s'épanouir grâce au pouvoir ultime, l'AMOUR. Quand le Créateur acheva son travail, il créa une dernière race. Celle des Sorciers, afin qu'ils gardent le Pendentif hors de portée des autres. Le Pendentif ayant crée ce monde, il ne pouvait plus le quitter.

Les siècles passèrent, et les Sorciers gardaient précieusement le Pendentif. Mais au fur et à mesure que le temps passait, ils s'unirent avec les différentes races. Il en résulta des magies plus diversifiées, mais des Sorciers moins puissants. Ils s'aperçurent alors qu'ils ne pourraient plus garder le Pendentif avec eux, car quelqu'un de trop faible serait submergé par son pouvoir. Les Sorciers décidèrent de le cacher dans un Sanctuaire secret. Une fois que cela fut fait, ils le protégèrent avec de nombreux pièges et sortilèges...


Ici s'arrête toute similitude avec l'histoire racontée de nos jours. Ce qui suit, est une partie de notre histoire qui a été oubliée ou passablement transformée par des siècles de haine. Ce qui suit, est une reconstitution la plus précise possible des évènements qui ont mené au Grand Chaos.


Plusieurs siècles après que le Pendentif ait été caché dans son Sanctuaire, plus personne n'en entendit parler, à part quelques rares érudits.

Un Elfe Noir, curieux de nature, paria un jour avec l'un de ses amis que le Pendentif existait. Mais vexé par les railleries de son ami, il se jura de trouver le Pendentif. Après plusieurs siècles de recherche, il trouva par hasard l'emplacement du Sanctuaire. Après avoir affronté maints périls, il réussit à s'en emparer.

De retour chez lui, il alla voir son ami et lui montra fièrement le Pendentif.

Les faits à cet instant précis restent très flous. Il apparaîtrait cependant qu'après une violente dispute, il retourna chez lui, frustré de ne pas avoir réussi à prouver qu'il s'agissait bien du Pendentif de la Création.

Pendant plus d'un an, il chercha à faire fonctionner le Pendentif. Au fur et à mesure de ses recherches, il sentait monter en lui en plus de la frustration, des sentiments étranges, tels que la colère et la haine. Si bien, que lorsqu'il arriva à faire fonctionner le Pendentif, il n'avait plus qu'une idée en tête : se venger de son ami. Il trouva alors le meilleur moyen de se venger, le ridiculiser en lui montrant quel Grand Personnage il était devenu.

Pour cela, une idée germa dans son esprit. Il n'avait qu'a créer l'exact opposé du Pendentif. Il ne savait pas trop comment si prendre, ni ce que cela allait donner, mais cette idée devint vite une obsession. Il ne sortait plus que très rarement, faisant toutes sortes d'expériences étranges auquelles personne ne voulait se mêler.

Il n'obtint ce qu'il désirait qu'au bout de deux siècles de travaux acharnés. Sa colère et sa haine atteignirent leur paroxysme le jour ou le Pendentif Noir fut crée.

La physionomie autrefois accueillante de l'Elfe fut transformée en un masque d'horreur. Si bien, que lorsqu'il alla prouver à son « ami » la vraie nature du Pendentif et son pouvoir, tout le monde le fuit, exacerbant encore plus sa haine. Il décida alors, de tester son nouveau Pendentif.

Ce fut ce jour là, que notre monde découvrit la Mort. L'Elfe Noir, non content d'avoir tuer son « ami », décida de faire de même avec le reste du village...

Commença alors une longue période de peur (sentiment qui n'existait pas jusqu'à ce jour.) L'Elfe Noir, se fit appeler le MAÎTRE. Il obligea les Elfes Noirs à le vénérer comme un Dieu. Il étendit petit à petit sa domination sur les autres peuples. Il créa ainsi, la première armée de notre monde, entièrement dévouée à sa cause.

Alors que les peuples se rassemblaient pour garder leur indépendance, le MAÎTRE créa une épée mystérieuse. Lors de la première guerre, Un jeune Elfe Noir tua le MAÎTRE, mettant ainsi fin au règne du Tyran qui emporta le secret de l'épée avec lui.

C'est ainsi, que peu de temps après cette terrible bataille, ou des milliers de morts furent à déplorer dans les deux camps, les rares Sorciers encore en vie furent submergés par des sentiments inconnus. La haine, et une envie irrépressible de vengeance. Les mêmes sentiments qui avaient rongé le MAÎTRE. Ce fut à ce moment là, que toutes les malédictions furent lancées sur les Elfes Noirs, afin de les punirent d'avoir amené le Mal dans notre monde.

Les Sorciers le regrettèrent aussitôt. Quand ses sentiments étranges disparurent, ils s'aperçurent qu'ils s'étaient laissés emportés. Dans leurs désirs de vengeance, ils avaient maudit un peuple entier qui n'était pas responsable de toutes ces horreurs. Mais le mal était fait. Depuis ce jour, il est resté dans la mémoire collective, l'idée que ce fut le peuple des Elfes Noirs qui amena le mal sur terre.

Or, Il faut savoir, que pendant la période du Grand Chaos, les Elfes Noirs avaient perdu prés de la moitié de leur population sous le joug du MAÎTRE. Ce fut pourtant eux qui luttèrent le plus vaillamment contre lui.

Ainsi, il ne faut pas écouter ce que l'on dit de nos jours. Il est vrai que c'est un Elfe Noir (aujourd'hui plus communément appelé Keltan) qui a amené le mal dans notre monde, mais ce n'est pas le peuple entier qui en est responsable. Il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que les Sorciers qui se sont laissés guider par leurs sentiments, car l'on ne peut plus revenir en arrière. Les Sorciers l'ont appris d'une bien horrible façon, ils durent vivre avec le poids de leur culpabilité.
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# Posté le lundi 03 juillet 2006 08:53
Modifié le lundi 30 avril 2007 21:36

Chapitre Six, huitième partie.

Chapitre Six, huitième partie.
(Blason de la Légion réalisé par Caroline)



Enguerrand venait de terminer le récit des évènements. Il arrêta sa lecture quelques secondes. Il s'aperçut qu'en réalité, à part quelques éléments, il connaissait la vérité depuis le début. Cela grâce à Hyamon. Il lui avait tout raconté lors de sa formation. Hyamon lui avait conseillé de retenir les erreurs du passé, pour ne plus jamais les commettre. La première chose à garder à l'esprit, étant de ne jamais se laisser guider par ses sentiments. Cela, Enguerrand n'y avait jamais prêté attention. Il en avait constaté le résultat...

Il tourna la page, et commença à lire le premier chapitre concernant enfin directement les Ombres Ardentes.

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Chapitre 1 : La création des Ombres Ardentes.

L'Ordre des Ombres Ardentes, fut créée peu après la fin du Grand Chaos. Lorsque les Pendentifs furent cachés dans deux endroits différents. Les Keltans, victimes de nombreuses malédictions, reçurent en plus un signe distinctif appelé la « Marque ». Mais ils héritèrent d'un bien plus lourd fardeau : L'entière responsabilité du Pendentif de la Vie. Effectivement, si...

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Enguerrand fut tiré de sa lecture par un serviteur du donjon. Il en fut d'autant plus énervé que cette dernière phrase le terrorisait. Si les Ombres Ardentes étaient responsables du Pendentif, et que Hyamon avait fait venir Cyliana le plus rapidement possible, cela voulait certainement dire que le Pendentif était en danger. Les attaques incessantes contre Cyliana avaient tendance à le lui confirmer. Il regarda Kriar qui faisait semblant de ne rien savoir.

Il se décida enfin à adresser la parole au valet qui attendait patiemment.

- Qui y'a-t-il ?
- Le Sorcier Royal vous fait mander.

Enguerrand se calma aussitôt. Il remercia le serviteur et partit sans prendre le soin de ranger les livres. Il avait hâte de s'entretenir avec Hyamon, et surtout Cyliana. Et pourquoi Hyamon prétendait-il que lui aussi avait un rôle à jouer dans cette histoire ? Cela le terrorisait, et ce n'était pas la réaction qu'avait eu Cyliana qui allait le rassurer.

Alors qu'il approchait de sa destination, un mauvais pressentiment l'assaillit. Plus il avançait, et plus ce pressentiment l'accablait. Le sentiment que quelque chose d'effroyable allait lui être révélé. Si bien, que lorsqu'il arriva devant le cabinet de Hyamon, il hésita à frapper.

Il n'eut pas à hésiter longtemps. Hyamon ouvrit la porte et le fit aussitôt entrer. Une fois à l'intérieur, la première chose qu'il remarqua fut le visage de Cyliana. Elle avait les yeux rivés au sol. Encore embués des larmes qui avaient dû couler peu de temps avant qu'il n'arrive. Troublé, il alla s'asseoir à ses côtés et lui posa une main sur l'épaule. Elle n'eut aucune réaction.

Il regarda Hyamon inquiet. Il s'aperçut que le vieux Sorcier avait lui aussi une mine sinistre. Jamais Enguerrand ne l'avait vu dans cet état, et cela le mit mal à l'aise.

Détestant ce silence pesant, Enguerrand décida d'engager la conversation.

- Comment va Cyliana ? Tu as trouvé ce qu'elle a ?

Hyamon s'installa sur un siège. Après avoir lancé un rapide coup d'½il à Cyliana, il prit une longue inspiration et se décida à répondre.

- Elle va mieux, pour l'instant...
- Comment ça pour l'instant ?
Cyliana sortant soudain de ses sombres pensées, empêcha Hyamon de dire quoi que ce soit de plus.
- Cela ne sert à rien de te dire pourquoi, tant que tu ne sauras pas ce que j'ai. Et, cela ne servira à rien de te le dire si je ne t'explique pas qui je suis... (Enguerrand s'aperçut que le regard que lançait Cyliana au vieux Sorcier était empli de colère et de reproche.) De toute façon, je n'ai pas d'autre choix que de te le révéler.

Cyliana continuait de regarder le vieux Sorcier. Enguerrand se demanda alors ce qui avait bien pu se passer en son absence.

Cependant, Hyamon acquiesça.

- J'ai promis à Cyliana de la laisser t'expliquer qui elle est. Je vais donc vous laisser seul. Mais demain, je te dirai tout ce que tu devras savoir et ce que tu devras faire. Bien que Cyliana t'en aura déjà expliqué une grande partie.

Hyamon se leva et se dirigea vers la porte. Mais avant de sortir, il se retourna.

- Je vous ferais parvenir le repas, ainsi vous n'aurez pas à vous déplacer.

Enguerrand acquiesça, pressé que Hyamon s'en aille. Maintenant, c'était lui qui voulait à tout prix s'entretenir seul à seul avec Cyliana. Et cela, bien qu'il redoutât ce qu'il allait entendre.

Hyamon, comprenant l'impatience de son protégé, sortit immédiatement. Les laissant enfin seuls.
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# Posté le lundi 03 juillet 2006 09:02
Modifié le mercredi 04 juillet 2007 03:36